1. À NOS ÉTOILES
2. TOXIC
3. NOUS SOMMES LE PEUPLE
4. PASSAGER DE VOS AILES
5. L’INTERLUDE
6. LE PRESTIGE
7. DISTANCE
8. LE RÈGNE
9. N’OUBLIE JAMAIS
Il était 1h 21 lorsque le bilan est tombé
Hémorragie créative, de l’encre coule sur le papier
Les yeux drapés, le rêve est incertain
Mais la volonté, le désir, ne sauraient fuir dans les nuées
Je n’irai pas trahir mes ailes déployées
La couleur de mes sentiments ne pourrait pas se mélanger
À d’autres courants flous, d’autres univers, d’autres moitiés
Elle est partout, dans l’Éther et l’éternité
Dans mes chimères, mes proses, mes dilemmes et mes voiles
Derrière les maux et sous la chair quand la lumière se fane
Juste là, sur mon cœur entre le corps et l’âme
Dans les névroses que je décuve à l’encre viscérale
Dans mes hivers qui déclinent l’aurore
À nos rêves, nos peurs, nos croyances et nos doutes
À nos écarts, nos erreurs, nos absences et nos fougues
À nos sourires, nos ivresses, nos écueils et nos léthargies
À nos promesses, nos ardeurs et nos poésies
À nos rivages, nos plaines, nos villes, nos rivières et nos lacs
À nos villages, nos graines, nos rizières et nos parcs
Aux profondeurs abyssales, à la mémoire de la terre
À la poussière d’étoile qui rassemble nos pairs
Au sommeil levant j’irai crier ton étoile
Pour un éveil tremblant pour me glisser dans tes voiles
Dans l’éprouvante dentelle qui parcourt l’étroit
Qui désinhibe le ciel et s’empare de moi
Ma belle, mon fardeau, sur mon cœur épanché
J’ai le poids de tes lèvres qu’il me faut soulager
Dans l’indigeste rengaine je m’abandonne à ces dires
Je m’abandonne à la peine qu’il me faut dévêtir
À nos rêves, nos peurs, nos croyances et nos doutes
À nos écarts, nos erreurs, nos absences et nos fougues
À nos sourires, nos ivresses, nos écueils et nos léthargies
À nos promesses, nos ardeurs et nos poésies
À nos rivages, nos plaines, nos villes, nos rivières et nos lacs
À nos villages, nos graines, nos rizières et nos parcs
Aux profondeurs abyssales, à la mémoire de la terre
À la poussière d’étoile qui rassemble nos pairs
Entre les mots, entre les lignes toutes évidences nous inspirent
En métaphore et dans les rimes à n’en plus savoir que jouir
Est-ce la vertu des lois divines de ma quête
À l’aube des chemins qui naviguent à ma tête ?
Et si les couleurs s’invitent sous un vernis de paraître
J’irai poncer les croyances qui conduisent à ma perte
Dans l’éphémère, qui parfume et dévore
Tombera la bannière que je déplore
J’irai aux confins de nos âmes, nos peines, nos rires, nos écueils et nos torts
Dans la lumière des flammes où s’enlacent nos corps
Dans le silence des Dieux où trébuchent nos âmes
Flottera la bannière qui nous honore
Un souffle court n’est rien quand il s’agit de renaître
Dans une cellule de chair, chemine le prophète
Insuffle en moi la lumière et mon dessein faisant conquête
Ce soir je serai l’âme du magicien et celle du poète
Parce que tu gis les yeux perdus sur les réseaux de l’indigence
Avachi derrière l’avatar et le pseudo de ton enfance
Tu n’assumes pas tes propos tu n’assumes pas la violence
De ce venin au fond de toi sorti de l’ombre et de l’errance
Parce que tu postes ta rage derrière l’écran qui te protège
Soutenu par une armée de paille la machine s’enraye
Tu deviens l’ombre de ta mine pour appartenir au cortège
Dont les outrages et les toxines, menacent nos pixels
J’aimerais te dire que la vengeance ne pourra pas te sauver
De la frustration que tu panses à coup de lame sur ton clavier
Tu te sens seul parce que tu recherches la Fame
Mais l’essentiel se cache ailleurs, loin des commentaires enflammés
You really have to break it down down down down
You really have to break it down
Cause you’re toxic with your bla bla bla bla
Cause you’re toxic with your bla bla bla bla
You really have to break it down down down down
You really have to break it down
Cause you’re toxic with your bla bla bla bla
Ces ombres survolent les gens, insultent pour entrer dans la légende
Pourquoi c’est derrière un écran qu’les hommes s’bousillent, s’attirent, s’étendent
Du savoir à tout va, mais personne ne sait car personne ne s’écoute
Des couilles qui poussent lors de débats stériles, veulent nous mettre dans la sauce
Donc moi je rappe, pour éviter d’m’endormir
Tous à fleur de peau quand on rentre dans la matrix
Faire semblant d’être heureux, pour cacher qu’on est triste
Insulter derrière ton écran ne fera pas d’toi un être libre
Et tout va trop vite, c’est simple de s’perdre dans la danse, facile d’être dupé donc attention
C’est fictif, c’est pas ça qui remplit la panse mais chez nous les réseaux font pension
Et donc faut calmer, lâcher prise, et prendre une grande inspi’
Car même les trucs les plus toxiques, font tout pour nous donner envie
Et tout va trop vite et ça devient toxique
Tu te perds tu te noies, viens là qu’on t’explique !
Et tout va trop vite et ça devient toxique
Donc parlons humain, parlons vrai parles-en musique
Et tout va trop vite et ça devient toxique
Tu te perds tu te noies, viens là qu’on t’explique !
You really have to break it down down down down
You really have to break it down
Cause you’re toxic with your bla bla bla bla
Cause you’re toxic with your bla bla bla bla
You really have to break it down down down down
You really have to break it down
Cause you’re toxic with your bla bla bla bla
Parce que les maux jaillissent d’une verve brutale
Comme assiégé, complice, condamné à me foutre à poil
Entre ces rimes puisées dans le creux de mon âme
Façonné par des cris à l’intérieur de mon crâne
Alors j’inspire ce qu’il reste de beau
L’harmonie de nos vies tous sur le même radeau
L’énergie de nos corps dans la chaleur d’une flamme
Que l’on ne sait cueillir, excepté de notre âme
Alors j’aiguise la mine de mon stylo
Pour contrer l’offensive de puissants mégalos
Qui épuisent nos rêves dans des rapports de force
Qui engendrent la haine par des discours féroces
À ces sauvages je dis que nos fêlures
Sont plus puissantes que leur rage, qu’elles forment l’ossature
De notre résistance prête à renverser l’audimat
Avec des valeurs pour milices et des cartouches d’encre et de laque
Nous sommes le peuple
Avec des valeurs pour milices et des cartouches d’encre et de laque
Nous sommes le peuple
Épris de liberté, impossible à dompter
Nous sommes le peuple
Je ne serai jamais la plume de vos discours assassins
Qui engendrent la haine, écorche le destin
La poésie est la suture qui renferme nos plaies
Enraye la dictature à l’encre de nos libertés
Nous ne sommes pas à vendre encore moins à dompter
Nous avons le feu et la horde prêts à vous renverser
N’agitez pas trop vos billets car la richesse est intérieure
À l’unisson le poing levé nous allons briser vos ardeurs
Nous sommes le peuple empreint de liberté
Artiste, chômeur, migrant, fonctionnaire ou berger
Nous sommes croyants, solitaires, lesbienne, veufs ou athées
Nous avons la peau claire, couleur ébène ou métissée
Agriculteurs, cravate, chef d’entreprise ou bien caissier
Du technicien au diplomate, tous nos grands frères dans les cités
Les infirmières, les militaires qui officient dans nos armées
Nous sommes le peuple unis dans la diversité
Nous sommes nomades ou sédentaires dans les écoles et les quartiers
D’une profession intermédiaire cadre ou employé
Nous vivons seuls, avec nos fils en couple ou divorcés
Nous avons la sève humaniste et le sang de la paix
Nous sommes le peuple
Avec des valeurs pour milices et des cartouches d’encre et de laque
Nous sommes le peuple
Épris de liberté, impossible à dompter
Nous sommes le peuple
Je rêve en souterrain sous les ombrages de mon parcours
Dans un monde à la marge entre mes failles et mes discours
Les 4 saisons défilent sous mes semelles, le monde est à mes pieds
La neige est la dentelle de mes hivers esseulés
Éphémère passager
Je règne en souverain dans le royaume de mes pensées
Dans le silence d’une ivresse qu’il me faut partager
Même si mes illusions s’en mêlent, le monde est ainsi fait
Je marche sur le ciel de mes propres idées
Vous êtes ma muse, mon intime fierté
Je ne suis qu’un simple voyageur, passager de vos ailes
De l’histoire qui nous lie et de nos cœurs qui s’emmêlent
Des merveilles
Entre nos rires, nos pleurs et nos éveils
En rafale dans l’immensité qui s’élève
Entre nos failles, nos cœurs se révèlent
Pour devenir ce que l’on sème
J’opère en écrivain au rythme des bohèmes
Qui agitent ma plume et resserrent mes veines
Vous êtes ma muse, mon intime fierté
Je ne suis qu’un simple voyageur, qui ne fait que passer
Éphémère messager
Des merveilles
Entre nos rires, nos pleurs et nos éveils
En rafale dans l’immensité qui s’élève
Entre nos failles, nos cœurs se révèlent
Pour devenir ce que l’on sème
Mes visages sont multiples et la scène se répète
Toujours les mêmes peurs me visitent, comment s’affranchir du paraître ?
J’expérimente les vérités entre mes écueils et mes joies
De mes peines à mes excès mon pardon a la gueule de bois
Parce que je ne veux pas être coupable ni honteux de mes choix
De ce que je suis devant vous et à l’intérieur de moi
Les voix du cœur sont nébuleuses dans la nuée de mon grimoire
Mais les vibrations contagieuses impriment l’espoir
Parce que des merveilles se glissent dans les plus simples regards
De nos plus longs éphémères à nos plus courtes histoires
J’aimerais parler de la magie que l’on a tous en soi
Quand le feu brûle et la nuit tombe
Lorsque l’inspiration nous vient d’un appel au-delà
La magie propage les ondes
Il y a d’abord un souffle qui plante le décor
Qui façonne la route pavée de rimes et autres métaphores
Les mots jaillissent entre mes lèvres et du bout de mes doigts
Entre la feuille et le stylo ils s’emparent de ma voix
Je sens la solitude et la stupeur frappe à ma porte
Putain de similitude lorsque le mouvement des vagues m’emporte
Sur cette plage où se dépose une encre indélébile
Comme un rivage vêtu de proses où j’explore les styles
Dans l’hémisphère de mon cerveau où s’épuise ma lettre
Gisent bout à bout au fond du verre ces vers qui nous entêtent
L’image étonne et le vertige se fait sentir
La magie tonne et le prestige reste à venir…
Il y a de la noirceur dans la lueur de mes éclats
De la pudeur dans les ardeurs de mes ébats
Il y a de la stupeur dans la clameur de mes exploits
Et autant de rappeurs que de douleurs dans mon convoi
Il y a de la terreur dans le bonheur que je m’octroie
De la ferveur à la faveur de mes mantras
Il y a des rôdeurs et des rumeurs dans mon trauma
Et autant de splendeur que de tumeurs dans mon karma
Le regard est posé, maintenant mes secrets t’appartiennent
Comme ils appartenaient à d’autres avant que mon cœur les comprenne
Étrange est le récit derrière les mots qui me parviennent
Mon écriture n’a de raison que si
J’embrasse le ciel et la terre et j’enlace les ombres
Dans le vent, au large, à la traîne et m’entraîne à la marge du monde
À l’assaut de ces pages, à la source des mots
Dans une encre de lave comme un souffle nouveau
La mine de mon crayon efface le commun des mortels
Elle fait de lui le magicien qui soulage mes peines
Essentielle à la vie ou simple bavardage ?
Jouons la mélodie et partageons le voyage…
L’autre qui songe sommeille en moi
Celui qui plonge dans le souvenir étincelant
De ses yeux vert poème et du matin de ses bras
Au parfum de bohème
Adossé à tes aveux indigestes qui répriment l’envol
De nos corps ténébreux allongés sur le sol
Dans l’écueil de nos passions solitaires
Outre-mer
I can’t take it on my own
I can’t feel it
I won’t play it, rules are done
Like the distance in my heart
Oh, I can’t take it
I can’t feel it
I won’t play it
De mes pensées elle est l’incisive passagère
Qui ternit mes humeurs, hante et assèche mes viscères
Elle, qui me plonge dans un alambic à la saveur déchirante mais suave
Et questionne ma conduite jusqu’alors dissonante
Je me souviens tes mots s’emparer de ma voix
Précédés d’un silence bavard, hostile et maladroit
Où s’invitent les torts ou s’imprègne le froid
I can’t take it on my own
I can’t feel it
I won’t play it, rules are done
Like the distance in my heart
Alors on poursuit nos chimères ignorant l’onde de choc
On fixe nos œillères, on se veut ivres et réciproques
Oh, I can’t take it
I can’t feel it
I won’t play it
Décisive place dans mes verves et mes choix
L’histoire s’écrit mais ne s’efface pas
Des jours épineux à contempler dans le vice
La matière illusoire et l’artère de nos artifices
Dictés par nos devoirs de citoyen dans la matrice
Où cohabitent l’espoir et l’histoire de nos cicatrices
Quand nos chemins se répètent sur le pavé de ce monde parallèle
Où nos égos s’enrichissent d’une peur universelle
Comme un parfum illusoire qui nous empêche la vue
Et dans l’indicible brouillard un sentiment de déjà-vu
On gesticule dans un royaume dont on aimerait être souverain
Pouvoir dominer, s’asseoir sur un trône fabriqué de nos mains
Assiégé par le vide, accablé de besoins
On perçoit toujours les symptômes sans jamais chercher la cause du déclin
Le règne est animal pourtant son sort nous appartient
Qu’avons-nous soufflé au mental pour en finir avec le bien
Quand nos pleurs ne trouvent plus leurs chemins
Parce que nous sommes le prédateur de notre propre destin
Le règne est animal pourtant son sort nous appartient
Notre mâchoire est cérébrale on s’est détourné du chemin
Notre existence est viscérale, nos armes sont létales
Dans la surdité de nos peurs la haine a craché son venin
Quand la nuit blanche m’enivre de ses pages
Noircies par le parfum des ombres qui peuplent mon rivage
Aux confins du silence, chimères
Mes rêveries font de l’ombre une moitié de lumière
Je suis prisonnier des abysses qui forgent le courage
Quand la nuit tombe sur les mystères de mes plumes sauvages
Pour mieux contempler notre histoire détenue en otage
Je vais vous conter le récit que m’a confié la vie sans maquillage :
« Dans cette jungle aux allures de capitale
Chacun veut tirer son épingle dans un jeu devenu cannibale
Le désir est factice le dogme est encéphale
Tout le monde est complice pour étancher sa soif d’idéal
Alors on sème un décor en béton armé
Le paysage mercantile est à son apogée
La flore se fane, elle est déracinée
Ma terre natale deviendra bientôt vos quartiers
Parce qu’ici-bas, le luxe est synonyme d’espace
Vous êtes prisonniers de cette lutte où trop d’esprits s’entassent
Confinés entre spleen et idéal
Où l’exotisme d’une vie banale
Parce que vos rêves s’envolent dans l’azur
Tandis que vos espoirs et vos attentes se fissurent
Au milieu de la masse, je ne reconnais plus mes plaines
L’homme est la menace et moi la fleur de chrysanthème »
Parce que ton regard tu m’as soufflé d’autres possibilités
Parce que ta lumière m’inspire comme un voyage en terre sacrée
Parce qu’à travers ton miroir j’ai compris qui j’étais
Avec mes blessures, mes faiblesses et mes insécurités
Parce que je sais que l’éternité accueillera notre feu
Parce que la douceur de ton âme et ton bonheur me sont précieux
Parce que ce cri est ma lumière dans la frayeur de nos aveux
Parce que j’ai compris que nos peines ne sont pas des adieux
Parce qu’on a franchi le passé jusqu’à éprouver le présent
Parce qu’on a saisi l’opportunité de vivre à chaque instant
Parce qu’on a choisi de s’abandonner au règne du vivant
Parce que j’ai compris que la terre nous offre les quatre éléments
Parce que je crois en ce bonheur qui s’est logé dans ma poitrine
Là où je porte mes valeurs et où s’étendent nos racines
Parce que l’on s’aime avec grandeur et jusqu’au sommet de l’abîme
Dans le sanctuaire de nos cœurs au plus profond de l’intime
Éprise de liberté tu m’as confessé tes louanges
Dans le courage et la justesse tu m’as refusé l’allégeance
Parce que L’Univers mystérieux est digne de confiance
Ne pas obtenir ce qu’on veut est un merveilleux coup de chance
N’oublie jamais…
Parce que l’espoir nous est donné, à nous de saisir le moment
D’ouvrir la porte à nos aînés, de prendre soin de nos enfants
Soigner la terre de nos péchés, cueillir le fruit de nos talents
Réduire le fil de nos pensées, tenir la barre en se contenant
Libérer l’âme de nos excès, placer l’amour dans nos slogans
Tomber les masques et les trophées pour accueillir nos sentiments
Le lâcher-prise est un sommet qui peut guérir des faux-semblants
Je n’ai la force de m’exprimer qu’avec le cœur incandescent
Parce que le feu nous a brûlés, dans sa lumière j’ai vu nos âmes
Et l’ombre d’elles s’entrelacer à bout de souffle dans les flammes
Parce que la terre nous a portés mais les vents du cœur nous éloignent
Alors nos corps vont se quitter mais nos esprits, je le proclame
Resteront toujours connectés depuis la source qui me condamne
À te chérir, à nous aimer, à digérer mes états d’âme
À recueillir les vents sacrés pour que l’amour nous accompagne
Et pour transcender la douleur, lorsque ton sourire s’éloigne